7 juil. 2011

NIFFF 2011 Première partie

Alors mes ptits canards je vous écrit de Suisse, plus exactement de Neuchâtel, pour vous faire part de mon expérience au Neuchâtel International Fantastic Films Festival (ou plus communément NIFFF). Ce texte est réalisé en collaboration avec Corvis, mes passages sont en italique, bref, ENJOY!


À Neuchâtel, en Suisse, les voitures s’arrêtent pour vous laisser passer, même les caissières vous tutoient, et on ne dit pas quatre-vingt-dix mais nonante.
Jusqu’ici, cela n’a aucun autre intérêt pour vous que de se dire qu’il fait bon vivre chez les helvètes.
Sauf qu’à Neuchâtel, il y a aussi le NIFFF, 3ème plus important festival de film fantastique en Europe (après Sitges et le BIFFF), et là, de suite, c’est beaucoup plus intéressant.
Du coup n’écoutant que notre courage, nous sommes parti à la conquête du pays du chocolat pour vous en ramener le maximum d’échos.

C’est donc assis sur un banc à côté du sosie de William Lustig que nous décidons d’écrire nos péripéties.
Après quelques heures de voyage nous arrivons enfin à Neuchâtel. Pas le temps de se reposer, nous devons récupérer nos accréditations et nos billets pour les films de la première journée. Trop tard, il n’y a plus qu’une place de libre pour HIDEAWAYS, le film d’ouverture, qu’à cela ne tienne, Corvis y part tandis que j’en profite pour boire un verre de vin avec nos hôtes.

Alors cette ouverture ? Et bien curieusement, alors que l’ambiance est conviviale, l’équipe adorable et que le public est chouchouté, la cérémonie se révèle lénifiante, accumulant simplement les discours consensuels obligatoires des instances locales. À peine y apprend-on la présence d’une nouvelle salle pour pallier à la disparition de l’Open Air, ainsi que la création des deux nouvelles sections Films of the Third Kind et Ultra Movies. C’est donc à quelques places d’Hershell Gordon Lewis invité d’honneur de l’année que je supporte tant bien que mal ce passage obligé, avec l’espoir que le film me requinquera. Las, HIDEWAYS est un croisement improbable de X-men et Twilight, le tout dans une esthétique de conte de fée ratée tant la réalisation est brouillonne et, disons le tout haut, techniquement très pauvre. De la part d’Agns Merlet, réalisatrice du remarqué Dorothy, cette histoire de jeune homme à pouvoir destructeur découvrant l’amour et la rédemption dans les bras d’une cancéreuse en face terminale, se fourvoyant dans la niaiserie la plus totale, est une sacrée déception.
Après des discours sans fin et un film quasi inintéressant, nous nous retrouvons pour SAINT, le film de Dick Maas (AMSTERDAMNED, L’Ascenseur) qui revient sur le devant de la scène après 9 ans de disette. Quelle bonne surprise ! Enfin un film montrant le véritable visage de Saint Nicolas (le Père Noël nordique) : un zombie revenant tous les 5 décembre de pleine lune pour mettre à feu et à sang la bonne vieille ville d’Amsterdam. Malgré une fin quelque peu ratée, le film peut être considéré comme un bon vieux slasher à tendance cheap qui ne déplaira aucunement aux amateurs de nanars et à tous ceux qui veulent se payer une bonne tranche de rigolade (agrémentée de quelques jumpscares). Les films suivants sont RE-ANIMATOR et LES NUITS DU BOURREAU DE JADE.
LES NUITS… ayant déjà été chroniqué de ci de là et Harley ne portant pas Re-Animator dans son cœur (hérésie), nous décidons de rentrer, à pied, épuisés.
Levé à 8h15 pour récupérer les billets de la journée, Corvis affronte l’horreur qui se cache dans cette ville : aucun magasin ne vend de chargeur de batterie pour sa caméra ! (ce qui n’aurait eu aucune incidence si le nôtre n’avait pas rendu l’âme la veille, nous forçant au chômage technique)

Exit les interviews, adieu les belles images du festival, les rencontres avec les festivaliers et les bénévoles. La mort dans l’âme, nous nous rendons à notre première séance prévue à 15h30 (car les Suisses sont gentils et nous laissent la matinée de libre pour nous reposer) pour découvrir THE MURDERER (THE YELLOW SEA) d’Hong Jin-Ha. Ce dernier qui nous avait bluffés avec son premier film THE CHASER, réitère son exploit. Certes celui-ci semble plus embrouillé (sans doute du au fait que le monteur a décidé de violer la règle des180° et des 30° en même temps), il n’empêche que les 2h40 passent vite tellement le spectateur est pris dans cette histoire de meurtres et de conspirations dans une Corée corrompue. On enchaine avec GOOD NEIGHBOURS, film canadien qui nous narre l’histoire de voisins pas si biens sous tout rapports. Une grande déception car l’histoire est en elle-même très intrigante, et pourtant, il manque tellement d’éléments que l’on ne peut pas forcément l’apprécier de bout en bout. 
Nous tombons de Charybde en Scylla en allant voir URBAN EXPLORERS, film allemand dans lequel des jeunes rebelles décident avec l’aide d’un guide de découvrir les souterrains berlinois afin de se rendre dans un bunker datant de la Seconde Guerre Mondiale. Pourtant, tout le monde le sait, dans les sous-sols citadins se cachent des gens pas très très gentils. Bon, au moins ici ce ne sont pas des nazis la menace, mais un bon vieux communiste pré chute du mur. Sans doute le seul bon point car l’histoire est lente, les acteurs n’ont aucun charisme et la caméra à l’épaule c’est comme les cacahuètes : c’est bon mais il ne faut pas en abuser. Et quand en plus le film ratisse large entre CREEP, THE DESCENT et STAG NIGHT, ça devient carrément indigeste.
La soirée se termine avec UNDERWATER LOVE, une comédie musicale érotique avec des créatures imaginaires typiquement japonaise. Corvis, endormi au bout de vingt minutes n’aura pas profité du grand n’importe quoi qu’est ce film ! (et pourtant j’ai essayé)


Ça chante faux, ça danse mal, ca joue moyennement, mais bon, voir une jeune fille partir à la recherche de la Perle Anale avec son ami Kappa, c’est quand même une preuve que le réalisateur a bon goût ( ?) en matière de gag scénaristique. Et c’est ainsi que cette deuxième journée au NIFFF s’achève.
Le début des séances du troisième jour est sponsorisé par cette merveilleuse radio qui est Nostalgie (j’aime et j’assume). Première séance : DRILLER KILLER d’Abel Ferrara présenté par Lars Nilsen (programmateur du célèbre SXSW d’Austin). Une belle descente aux enfers d’un artiste dans un New York peuplé de junkies et de clochards. Deuxième séance : BLOOD FEAST présenté par Herschell Gordon Lewis HIMSELF ! C’est donc par sa bouche que nous apprenons comment ce film s’est construit et a donné naissance au mouvement GORE. Sa voix suave a provoqué en moi des sensations jusqu’alors inconnues. Je voulais me lever, m’approcher de lui et lui susurrer : « Would you be my gran-pa ? ... Pleeaaaaaase… [Yeux de chat potté] Il faut avouer qu’avec ses airs de papi et son pot de pop corn, il donne envie Herschell ! 
La troisième séance devait être LES YEUX SANS VISAGE mais la loi de Murphy est plus forte. Il faut avouer qu’il y a un truc horrible en Suisse (mis à part le manque flagrant de chargeurs), ce sont les boites de thon au curry vert. QUI PEUT MANGER CETTE HORREUR ? Parce que l’aspect, la consistance et le goût sont horribles pour nos papilles gustatives de français de France (un petit COCORICO s’impose).

Nous nous rabattons donc sur des chappattis préparés sous nos yeux dans un des nombreux stands du jardin anglais où se côtoient cuisine chinoise, gastronomique et bar lounge, tout en attendant la prochaine séance, le SUPER de James Gunn. Car oui, non content d’avoir une solide programmation, le NIFFF se pare d’à-côtés tout à fait goutûs, qu’ils soient gustatifs ou artistiques (on vous reparlera plus tard du salon littéraire, des conférences et des expos).
Last but not least, une petite surprise pour ce dernier film (tardif, 00h15) de la journée qu’est GRAVE ENCOUNTERS. Sur le papier, le film des Vicious Brothers (ça ne s’invente pas) a tout pour irriter le spectateur noyé de « found footage » depuis le retour en grâce de celui-ci à la fin des années 2000, d’autant qu’il a l’air de lorgner volontiers du côté de BLAIR WITCH et PARANORMAL ACTIVITY, deux œuvres à succès, mais de sinistre mémoire pour le cinéphile de bon goût. Heureusement, ce film, narrant la dernière émission d’une équipe de chasseurs de fantômes télévisés, a la bonne idée d’arborer un ton caustique pendant plusieurs bobines, tirant à boulets rouge à la fois sur la télé réalité sensationnaliste et sur la vague cinématographique décrite plus haut. Autre bonne idée, il ne cherche jamais à faire peur. Du coup il y arrive régulièrement, tout en ne faisant que raconter une histoire qui lorgne sévèrement du côté de la 4ème Dimension et Silent Hill, et en y appliquant un rythme de train fantôme soufflant le chaud mouvementé et le froid statique qui manquait cruellement aux films soporifiques d’OREN PELI. Et si le film peine à finir et tire en longueur, c’est bien par excès d’idées, un travers qu’on pourra lui pardonner aisément.
C’est en dissertant sur GRAVE ENCOUNTERS (pour éviter de flipper du silence et de l’ombre) que nous rentrons donc à pied, une nouvelle fois, en attendant la suite des événements.

Voili voilou, je vous posterai la suite une autre fois, là je dois partir à la conférence donnée par Jack Ketchum sur la littérature et le cinéma! Bisous mes ptits canards!

23 mai 2011

Hymne à l'amour ou, le Joker est mon sex symbol!

Mes ptits canards, ça va pas du tout! Je m'étais promise à moi-même que je vous donnerai le plus vite possible un rapport complet (ou presque) du festival Mauvais Genre à Tours, et qu'est-ce que j'ai fais? RIEN! Bon j'ai commencé un brouillon, hein, j'en suis même au film d'ouverture.. C'est pas facile, facile d'être pointilleuse (et non pointilliste). J'essaye pourtant d'être synthétique, mais c'est plus fort que moi, il faut que j'écrive, écrive, écrive, écrive, corrige, corrige, efface tout, recommence.
Et oui, mais bon, ça viendra promis! Puis en plus j'ai rencontré des STARS INTERNATIONALES! Ce qui fait que, déjà que j'avais une classe telle que George Abitbol passe pour un charretier roturier un peu tapette, je l'ai encore plus.
C'est compliqué d'être la Perfection, croyez-moi.
Sinon, je vous avoue que j'ai commencé à écrire sans trop savoir de quoi j'allais parler. Je t'ai entendu le rigolo qui a dit "comme d'habitude"! Les cours de Claude François c'est à gauche quand tu rentres dans l'internet (oui j'aime bien dire l'internet).

Je pourrais vous parler de mon amour inconditionnel pour le JOKER, mon amoureux fictif que j'adule et qui m'adore et que on pète la gueule de Batman et qu'on est bien content. Parce qu'il faut avouer quand même que mon JOKER (oui ça ne peut s'écrire qu'en Capslock c'est la loi, c'est pas moi qui décide. Enfin oui mais bon.) c'est l'être le plus beau, le plus doué ET le plus intelligent de tous les êtres qui peuplent cette Terre et nos imaginations.

JOKERINOU et moi, c'est une grande et belle histoire qui a commencé il y a longtemps, en 1992. Aaah je vois quelques personnes interloquées par cette mémoire qui est mienne. Chers enfants, en 1992, France 3 diffuse pour la première fois la série animée Batman. J'avais cinq ans à l'époque et, à la télé, un homme à la peau blanche et aux cheveux verts me susurrait des mots d'amour. Un coup de foudre en quelque sorte. Tous les dimanches nous nous voyions (avec l'accord de mes parents bien entendu, nous ne sommes pas des hippies qui forniquent au premier rencard). Parfois bien sur, il n'était pas là, et mon cœur se brisait en mille éclats. Emprisonné soit-disant à cause de son comportement dans un asile, JOKER ne pouvait me rejoindre. Batman allait me le payer.


Les années passèrent, je fus assez grande pour revoir mon cher et tendre sociopathe sous les traits de Jack Nicholson. Aaaah mon bouffon adoré, que tu étais beau avec ta chemise orange, et tes lèvres couleur rubis. Tu dansais et riais comme personne et si cette CONNASSE DE CHAUVE SOURIS ne t'avais fait tomber lâchement, tu aurais conquis en plus de mon cœur, celui de Gotham. Ta mort fut pour moi un désastre. Je n'attendais que la mort pour pouvoir te rejoindre.

Même les cassettes vidéos de tes apparitions dans la série avec Adam West n'arrivaient à mettre du baume sur mon âme.

Puis le miracle vint, tu ressuscitas sous les traits d'un charmant jeune homme. Tu avais bien changé certes. Tes cheveux avaient poussé, ton sourire n'était plus constant, mais je savais qu'au fond, ce n'était que parce que tu avais subis les tourments de l'Enfer durant une éternité. Revenu auprès de moi, ma vie en fut magnifiée, je voyais enfin le reste des humains comme toi tu les voyais: abjects, pathétiques..

Je lis évidemment nombre de tes aventures car grâce à elle, je revis ta vie quand je n'étais pas encore là.
Malgré la mort de ce beau jeune homme qui t'interpréta à merveille, notre idylle est toujours remplie de passion et d'amour. Merci mon JOKEROUNET pour tout.

Harley Quinn

PS: Récemment je t'ai vu dans l'adaptation cinématographique de L'Homme qui rit de Victor Hugo. Même en noir et blanc, muet, tu es beau! Mais je t'en parlerai plus quand je me serai mise à rédiger ce rapport du festival

4 avr. 2011

Sauvons le cinéma et aidons Snyder à réaliser un vrai film!

Aaaah mes petits canards, vous le savez, il n'y a pas que Mike Patton et Deftones dans ma vie.
Bon quand même un peu
Mais il y a UN TRUC qui me fait graou graou dans ma tête et qui énerve encore plus les gens quand j'en parle.
Et c'est le CINÉMA!
Nan mais c'est vrai: les acteurs, les réalisateurs, les maisons de production, les directeurs de la photographie, les monteurs, les scénaristes, les costumiers, les coiffeurs et même les gaffers et les key boys (si si ça existe vous n'avez qu'à regarder les génériques de fin jusqu'au bout bande fainéants).. Tous, je dis bien TOUS ont grave la classe et méritent un autel et des sacrifices de vierges à leur nom.

Bon certes il y en a certains qui méritent la Mort parce qu'ils nous sortent de grosses bouses sans nom.
 Michael Bay par exemple. Ou même Spielberg. Si tu ne me crois pas c'est que tu n'as pas vu le dernier Indiana Jones, tu ne connais pas ses dernières productions, et que tu n'es pas au courant du fait qu'il allait faire Tintin.. TINTIN BORDEL!! EN 3D!

Bref.

Mis à part ces deux **** qui franchement devraient avoir de grosses fessées cul nu pour oser faire mal au cinéma sans aucune pitié, il y a quand même des gens biens: David Lynch, Terry Gilliam, Takeshi Kitano, Robert Wise.. Et encore je tente de sortir des noms connus (je suis même sure que personne ne peut me donner un nom de film de Wise alors que quand même c'est un peu LE mec qui a la classe après Georges Abitbol)

Mais bon le cinéma n'est pas qu'une question de personne. C'est aussi une question d'idée et de ressenti! Ben oui, c'est pas parce qu'il y a énormément de stars dans un film qu'il va être bien. Y a qu'à voir Valentine's Day! Bon y a aussi Comedy of Terrors de Jacques Tourneur avec Vincent Price, Boris Karloff et Peter Lorre, mais je suis sure que vous, bande de petits mécréants, vous ne l'avez jamais vu (si oui tu as droit à un bon point)
Lorsque tu vas au cinéma, ou que tu regardes un film chez toi tranquillou, tu ressens des émotions, vis des aventures, jamais éprouvées dans le monde réel. A part si tu es un pneu ou que tu te bas tous les jours contre les zombies. Tu es transporté dans un univers différent, une dimension parallèle.. Tu es qui tu veux. Et ça si c'est pas la classe, je ne sais pas ce que c'est!

Pourtant, des fois, il y a des films qui te promettent tout ça et non. Comme Sucker Punch de Zack Snyder.
Et pourtant je l'attendais ce film.. Depuis Watchmen je suis fan de l'esthétique Snyderienne (oui ce mot n'existe pas mais je fais ce que je veux, c'est mon blog, NA!).
Faut avouer que les ralentis, les couleurs de Watchmen sont superbes.
Puis en dehors de l'esthétique il y a aussi le fait que Sucker Punch est le premier scénario original de Zack. Après toutes ses adaptations, faut dire que c'était limite l'événement de l'année pour moi.
C'est ainsi qu'en ce beau 1er Avril, je me dirigeai vers le cinéma le plus proche même si il diffuse les films en version française. Je rentre dans la salle. Oula y a que quatre personnes, mauvais, très mauvais. Je m'installe bien confortablement dans mon siège (je vous passe les commentaires remplis de haine sur les publicités au cinéma sinon je vais en avoir pour trois heures), la lumière s'éteint, c'est parti (je serais un mec, je banderais)!

OH PUTAIN MAIS QU'EST-CE QU'IL A FOUTU?

Non mais bon sang, pourquoi? Pourquoi? Mis à part cette introduction qui est très belle que cela soit au niveau des images, du montage ou du scénario.

ATTENTION SPOILER !

Ce que je ne comprends pas, c'est comment les gens peuvent penser que les niveaux d'interprétations sont originaux. Pour remettre les choses dans leur contexte, nous suivons l'histoire de Babydoll, jeune fille de 20 ans qui se retrouve enfermée dans un hôpital psychiatrique avec une lobotomie à la clef pour éviter de révéler les abus sexuels de son beau père. Pour échapper à cet enfer, elle s'imagine dans un monde différent, celui d'une maison close. Babydoll décide de s'enfuir accompagnée de ses co-détenues Amber, Blondie (aka High School Musical), Rocket et de la sœur de cette dernière Sweet Pea. Pour mener à bien cette mission, elle doit retrouver des éléments lui permettant de sortir de cet enfer. Chaque quête d'objet est représentée sur l'écran par un combat onirique se déroulant à chacune de ses "danses" dans un monde différent: samouraïs, zombies nazis, gobelins et dragons, robots.. Ça promet hein? Ben détrompe toi mon petit canard (mais j'en reparlerai plus tard). Au fur et à mesure que l'histoire avance, le spectateur se rend compte que Babydoll est déjà lobotomisée, que ce n'est pas son histoire que nous suivons, mais celle de Sweet Pea. Waouh quel twist final pas du tout prévu!
Dès le départ le spectateur qui a un minimum de jugeote s'en rend compte. M'enfin, les gens n'ont jamais vu Brazil de Gilliam?
Alors certes il y a des idées, certes elles sont bonnes, mais Snyder gâche tout par son esthétique. Les ralentis j'aime bien, mais quand il y en a toute les deux secondes, ça devient ridicule. On s'ennuie durant les scènes d'action qui deviennent risibles à la longue! Je veux bien que l'on soit dans des mondes irréels mais là.. Tout ceci devient totalement ridicule.
Bon comme points positifs, mis à part l'introduction dont j'ai déjà parlé qui vaut le coup (sincèrement elle est superbe), il y a deux, trois éléments qui sont superbes. Par exemple, les zombies nazis: ben ils sont beaux (bon tout est relatif). Et les plans de l'arrivée de Babydoll dans le "théâtre" de l'hôpital psychiatrique est superbe. Au premier plan on a la moitié du visage de la jeune fille, l'oeil écarquillé avec en arrière plan son beau père puis le gérant de l'hôpital. Pour moi cela rappelle le plus beau plan de la série Alfred Hitchcock presents dans l'épisode "Four O'clock" ("Pris au piège")
Ce plan fait, pour moi, parti des plus beaux donnés par le cinéma.

Mais bon, ça ne peut pas rattraper toutes les énormités qu'il y a dans ce film. Et qu'on ne vienne pas me dire que je n'ai rien compris. Justement, j'ai compris que Babydoll est en fait l'avatar de Sweet Pea, que cette dernière ne s'est pas échappée, elle est juste lobotomisée, que Rocket et la soeur de Babydoll sont en fait la seule et même personne... Mais non, je ne peux pas cautionner un film comme cela!

FIN DU SPOILER 

Bref, mes petits canards, si vous avez aimé ce film, tant mieux pour vous, vous n'aurez pas l'impression d'avoir été sodomisés par ET Snyder ET le prix des places.

13 déc. 2010

Comment tomber amoureuse de Chino Moreno quand on est au concert de Deftones au Bikini de Toulouse.

Chino Moreno au Bikini. Pix by Jalene

Mais qu'il est beau!

Pour tous les ahuris qui ne savent pas qui est Chino Moreno ( une honte mes chers, une honte ), c'est le chanteur de DEFTONES. Et comme samedi je suis allée à leur concert, je ne peux vous laisser mener votre vie si vide sans vous parler de lui ( et j'arriverai même à le mettre en relation avec Mike Patton vous allez voir ), du concert et de toutes les émotions qui m'ont pénétrées ( un jour je vous parlerai du concept du pénétrationisme ).
Tout d'abord, Deftones fait parti de mes sauveurs. Quand j'étais une jeune rebelle haïssant de vivre ainsi que ce qui m'entourait. En gros, vous connaissez tous le mal être de l'ado, on peut passer dessus ( si mon petit canard tu es encore à la période magique des boutons, de la voix qui mue, des groupes d'imbéciles qui se forment pour te faire chier, COURAGE c'est fini vers les 50 ans normalement ). Et donc, disais-je avant de partir dans une diatribe anecdotique qui n'en finit pas, Deftones m'a sauvée grâce à leur chanson "Back To School". Mais si tu connais:

Et donc, si cette chanson n'existait pas, mon petit canard, tu ne serais surement pas en train de lire mes écrits futiles et de te gausser de ma syntaxe ( ne le nie pas, même moi je me moque de mon phrasé ). Parce que en bonne rebelle que je fût, je haïssait le lycée, les lycéens, les enseignants et tout ce qui touchait de près ou de loin à l'éducation ( enfin quand je dis "éducation" tu vois ce que je veux dire, c'est très utopique comme mot quand on voit ceux qui nous enseignent. ). Et "Back To School" réussissait non seulement à m'empêcher de rejouer au choix "Bowling for Columbine" ou "Virgin Suicides".
BREF ON N'EST PAS LA POUR CONNAITRE MA VIE MAIS POUR CHINO

Donc, voila t'y pas que pour mes 23 ans, trois amis m'offre la place pour ce concert. 

Je suis Vénération, Je suis Adoration, Je suis Amour...

On ne peut pas dire que je sois LA fan absolue de Deftones ( je n'ai que "White Pony" en vrai Cd ), mais bon, vous n'avez qu'à relire pour comprendre pourquoi je les aime quand même.

Je vous passe le trajet de deux heures et l'attente dans le froid de près de deux heures ( on est très binaire dans le sud apparemment, on fait chaque chose en deux heures ) devant le Bikini, bien qu'il eût été question de Mike Patton, d'urine, de groupes qui datent et qui tiennent bon, et de combien il y aura de premières parties ( heureusement pour nous [façon de parler], il n'y a eu que Doyle qui devrait se reconvertir soit dans le Crabe Core, soit dans le bal musette ).

Une fois en place ( tout devant bien entendu sinon c'est pas drôle ), les crabes français dégagés, l'adrénaline monte, et tu baves d'impatience.
Il faut dire que je restais quand même expectative étant donné ce que l'on me disait sur Deftones en live ( "ouaiiis ils bougent paaaas, Chino il chante maaaal, il est gros, j'suis sur que le dernier clip est photoshopé" )

Allez, c'est parti!

Hé ben c'est pas pour dire mais c'était quand même un peu beaucoup de la tuerie!

De la tuerie parce que j'étais avec des amis, j'étais devant, j'ai eu droit à toutes les chansons que j'aime, j'ai aimé celles que je ne connaissais pas, ils ont fait "Change (in the house of flies )", "My own Summer", "Digital Bath", "Rocket Skates", "Diamond Eyes", "Risk" [ avec dédicace pour l'ancien bassiste sorti du coma ], "You've seen the Butcher", mais surtout, surtout :"BACK TO SCHOOL". J'avoue, j'en oublie plein mais faut me comprendre, j'étais dans la stratosphère.
Mais si j'étais heureuse, c'était surtout parce que:

[ Mode Groupie ON ]

CHINO M'A TENDU SA PETITE MAIN PLUSIEURS FOIS ET MÊME QU'IL ME FAISAIT UN REGARD DU STYLE "JE VIENS DE TE VOIR ET JE SUIS SOUS LE CHARME, ABANDONNE TOUT ET SUIT MOI, JE T'AIME ET TE RENDRAIT HEUREUSE"

[ Mode Groupie OFF ]

Quand je dis tendre la main, je ne parle pas de la main dans la foule que tout le monde attrape et qu'il doit faire attention à ne pas se la faire arracher. NON. Je te parle d'une main tendue attachée au corps de Chino comme si on été habillés comme dans un conte de fées avec un cadavre de dragon dans les parages tué par Chino lui même. Bref, de l'amour fou.
Comme tu peux le remarquer mon petit canard, j'ai un coeur d'artichaut de groupie. Mais que veux-tu? Je suis humaine et j'ai des désirs, certes bizarroïdes ( faites moi penser à trouver le traumatisme qui fait que je ne peux tomber amoureuse que de musiciens ), mais des désirs. Et celui là mon coco, ben pendant tout le concert il était ardent.
J'étais dans le même état que lorsque je suis allée voir Faith No More ( tu vois que je trouve toujours un moyen de ramener à Mike Patton toute ma vie ), C'EST POUR DIRE! Je suis passée du rire aux larmes, de la bouche bée au headbanging, de l'amour pour mes camarades et à la haine pure et simple. Quand tu vois Deftones, tu te lâches!
Non seulement la setlist était quand même assez parfaite mais en plus les musiciens ont bougé sur scène, Chino sautait partout ET CHANTAIT EXCELLEMMENT BIEN (j'ai envie de rajouter un petit "Et toc!" )
Une présence, une énergie... Que demander de plus?
Surement d'augmenter le volume du micro du bassiste dont on n'entendait pas du tout la voix.
Ainsi, toutes les médisances ont été mises à terre car en plus OUI CHINO A MAIGRI ET JE L'AI VU DE TRÈS TRÈS PRES!
Aaah mes petits canards, des concerts comme ça j'aimerai en faire toute ma vie, être grisée comme cela, cela vaut toutes les bouteilles de champagne de la Veuve Clicquot, c'est moi qui vous le dit!

En un mot comme en cent, le concert de Deftones était tout simplement MAGIQUE, j'en ai encore les larmes aux yeux, le cœur gros parce que j'aurais voulu y passer au moins un mois à ce concert, des bleus partout sur le corps et un sourire immense envahit mon visage de vieille rebelle car j'ai retrouvé le seul côté positif de mon être de 15 ans en pleine dépression: la rage que me procurait Deftones.
Grosso Modo mes petits canards, c'était ça Deftones. Mais décrire un concert, c'est comme décrire les visions sous LSD, c'est impossible. Trop de sensations, d'émotions infimes m'ont traversées et je n'arriverait certainement jamais à toutes les écrire car on ne peut y poser des mots.

Je vous laisse mes petits canards, et n'hésitez pas à marquer ce que vous pensez de mes textes, insultez moi ( en allemand ) si vous me considérez comme une putain de groupie

12 juil. 2010

Faith no More at Bilbao: Mike Patton is God

Bonjour mes petits canards!

Une fois n'est pas coutume je vais vous faire dégueuler grâce à ma joie de groupie mielleuse et totalement conne de tomber en pâmoison face à un homme. Mais bon, pour moi, il est Dieu, l'Alpha et l'Oméga, Le Grand Horloger. Je veux bien sur parler de MONSIEUR MIKE PATTON
Mike Patton, if you read this, thanks for the show and please, give me some advices, or teach me how to sing like you!
Il est pas sexy?

Bref.
Je suis partie à Bilbao dans le pays basque espagnol pour voir mon amour. Pour ceux qui suivent, je l'ai vu l'année dernière et je m'attendais au même set que la dernière fois, ET BEN NON!
Des morceaux tous plus excellents les uns que les autres se sont enchainés, parmi eux, évidemment mes chouchoutes comme Stripsearch, Last Cup of Sorrow, Ashes to Ashes, Epic, Poker Face ( oui oui ils reprennent Lady Gaga ), This guy in love with you, Midlife Crisis, Evidence... Et alors qu'ils ne la jouaient plus du tout sur scène, DIGGING THE GRAVE qui même s'il n'est pas au top de mes chansons préférées, est quand même un putain de morceau de fou ( je remercie d'ailleurs l'espagnol qui a supporté mes hurlements durant tous le show ). Nous avons vraiment eu une magnifique prestation de Faith no More, mais aussi de Mike Almighty Patton avec certains passages du concert ressemblant plus à du Fantômas ou a du Mr Bungle ( autres groupes de Sa Seigneurie ).
Mais même si cela détermine à faire de ce jour mon plus beau jour de ma vie, ce n'est pas ça l'élément majeur.
Et oui chers petits canards, tu peux maintenant te la péter avec tes amis car tu es en train de lire le blog de la fille à qui Mike Patton a envoyé des baisers en concert ( et qui a agrippé ses parties génitales d'une façon de dire " toi je te veux"... En gros j'ai joui à ce moment là ). Et pour ceux qui oserait me dire qu'il y avait trente milles personnes autour de moi, j'ai bien vérifié avant de lui renvoyer ses baisers!
Mais il y a un autre détail merveilleux mes petits canards!
Mike Patton s'est jeté dans la foule et je lui ai touché le bras. Un échange de fluides corporels entre Patton et moi... C'EST DIVIN! Dans peu de temps je pourrai devenir sa femme, mon plan se prépare, je progresse peu à peu vers mon but ultime!

Voila, 3 heures en compagnie de mon amour ( ainsi que de mon meilleur pote et de trente milles inconnus ), ça n'a pas de prix ( façon de parler je crois que même les pâtes vont devenir trop chères pour moi ).
Sinon, je tenais à vous signaler que j'ai enfin eu ma licence de Lettres Modernes, je passe en Master. Ce qui est ma deuxième fierté après avoir touché Mike Patton.

Voila pour les nouvelles. Mon concert de fou annuel s'est déroulé, je n'ai plus qu'à attendre l'année prochaine en espérant que ce soit encore Faith no More qui passe. Et vous, des concerts, événement de fou?
A bientôt mes petits canards, je vous aime moins que Mike, mais je vous aime quand même!


12 juin 2010

Un jour je trouverai des titres biens

Saluuuuuuut Nounouu!
Excusez moi ça c'est pas pour vous:


BONJOUR MES PETITS CANARDS!
Comment allez vous en cette belle soirée de juin? Moi ça va merci même si je suis toujours handicapée de la cheville à cause de mon handicap au cerveau ( on ne se connait pas intimement mais imagine un canapé et moi qui veut me lever. Ça donne un arrachement osseux ). Bref, la vie est belle, les oiseaux chantent, mon estomac m'indique par ses gargouillis que je dois me speeder à faire à manger, signe que je suis toujours vivante et donc c'est cool.
Et puis, j'ai eu ma petite aventure du week end alors ça c'est encore plus le pied. Je suis partie seule dans un salon du Livre ( car le Livre mérite la majuscule ) à Oloron Ste Marie et j'ai eu deux dessins de Tim
 Et mes dessins ben ils sont trop beaux d'abord. En plus ça m'a permis de parler de Magma et de l'Indispensable Tristan Edern de la Vaquette ET de "parler russe" avec Maadiar. Bref super journée, qui s'est terminée avec un carnet de dessins ( de moi cette fois )  bien rempli. Et ça c'est encore plus cool. Mais bon mes photos sont pourries donc je ne les mettrai jamais ici. A ton grand désespoir je sais mais ne te suicide pas, je t'en prie. Tu deviens chaque jour de plus en nombreux et que ferais-je sans toi mes lecteurs? ( oui il y a des fautes d'accord c'est fait exprès c'est une licence poétique )
Je sais ça t'émoustille de savoir que j'ai besoin de toi mais faut pas trop déconner non plus, hein? Je ne suis pas aux bords de la crise de nerfs OU PIRE en état de manque!
Bref! Tout ça pour dire que tout va bien ne t'en fais pas ( une référence cinématographique s'est glissée dans cette phrase, sauras-tu la retrouver? ).

13 mai 2010

Pourquoi faire un remake de "Freddy, les griffes de la nuit" si c'est pour que cela soit horriblement mauvais?

Comme vous avez pu le remarquer dans le titre, j'ai détesté ce film. En voici les raisons.

Tout d'abord, c'est un remake. Et généralement ça n'annonce rien de bon. On a déjà pu le constater de nombreuses fois, les réalisateurs n'ont plus d'inspirations et décident donc de s'attaquer à de vieilles références, et tentent de les dépoussiérer. Encore une fois c'est loupé.

Bien que j'admire Jackie Earl Haley ( aka Rorschach dans les Watchmen de Zack Snyder ), je suis désolée pour lui, mais il n'arrive pas à la cheville de Robert Englund le seul et unique Freddy.
Son visage brulé est moins bien fait que dans les précédents. On a plus l'impression qu'il a une paire de collants sur la tête.
Freddy qui veut faire peur


 Freddy, the one

Et puis les apparitions de Freddy... A quoi cela sert de faire les mêmes que dans les volets précédents?
Un peu d'originalité que diable! 
Je me suis plus amusée à me souvenir dans quel film Freddy réalisait tel ou tel tour de passe-passe qu'à suivre véritablement l'intrigue.
Intrigue qui quant à elle est.... Comment dire ça sans être vulgaire? Nulle, sans aucune esthétique, pourrie, enfin vous m'avez comprise.

Le passé de Freddy est pour sa part proche du ridicule. DEPUIS QUAND FREDDY TRAVAILLE DANS UNE ÉCOLE PRIMAIRE?
Aaah pour en faire un meilleur pédophile, y a pas mieux. Le gars irréprochable qui en fait est un sadique. Qui plus est, est en contact tous les jours avec des petits enfants... La paranoïa. On soupçonne tout le monde. Cela ne m'étonnerait guère que d'ici un ou deux mois on lynche à tour de bras tous les gentils jardiniers d'écoles primaires!
Freddy ce n'est pas une personne en contact régulier avec des enfants, c'est un total inconnu qui chasse aux alentours de sa maison ( inexistante dans le remake. Heureusement qu'il y avait les petites filles et la comptine sinon je m'endormais ) et donc ce sont les enfants de ses voisins qui sont les innocentes victimes.

Je sais que Robert Englund refusait de reprendre le rôle de Freddy mais bon. Si il ne veut pas alors que c'est son meilleur gagne-pain, il ne faut même pas imaginer faire un remake. Robert Englund est Freddy et le restera jusqu'à la fin de ses jours. Cela ne doit pas être facile tous les jours pour lui de vivre avec cette certitude mais bon le réalisateur de ce massacre ( multi récidiviste qui plus est ) aurait du ouvrir un bon livre, ou s'intéresser à la vie de Lorie, on aurait été tranquilles au moins!



Et puis en plus y a même pas Johnny Depp qui se fait happer par son lit alors de suite... ça ne peut qu'être nul!





Bientôt mes petits canards, je vous parlerai de mon envie de vomir dès que j'entends une critique positive à propos du nouveau film de Gaspard Noé "Enter the void"